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En V.I.E à Shanghai pendant 1 an à partir de mars 2007, je suis aujourd'hui basé sur Suzhou.
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Vendredi 14 décembre 2007
Aujourd'hui, je vous donne un premier cours de chinois. Et nous allons commencer par la base de la langue : les caractères chinois.
 
Tout le monde sait bien que les chinois utilisent des caractères pour l'écriture. Chaque caractère en soit représente une idée, un concept qui peut s'employer seul ou souvent en association avec un autre caractère pour former un mot. Un mot peut ainsi en être composé d'un seul ou plusieurs. Jusque là, c'est d'une simplicité !
 
Les caractères existent par milliers et pour un grand nombre d'entre eux, ils sont eux-mêmes la combinaison de plusieurs caractères afin de n'en former qu'un seul. Et parfois, en prenant les différentes idées des caractères composant le nouveau ainsi créé, on obtient la signification de ce dernier. Je vois que tout cela devient un peu confus, alors prenons plutôt un exemple pour y voir plus clair. Tiens au hasard :
nv.jpg  la femme
 
Voyons ainsi quelques caractères chinois qui illustrent ma démonstration :
 
piao.jpg  (aller aux prostituées). Ce caractère est la combinaison de (femme) + (billet) = donner un billet de banque à une femme.
 
yin.jpg  (mariage). Ce caractère est la combinaison de (femme) + (raison) = la raison des femmes: le mariage.
 
ji.jpg  (jalousie). Ce caractère est la combinaison de (femme) + (maladie) = la maladie des femmes : la jalousie.
 
 Ce caractère est composé de deux femmes ensembles et signifie "se disputer". Tellement évident...
 
jian.jpg  Rajoutons en une de plus, et nous avons un caractère signifiant "perfide", "adultère".
 
Voilà, j'espère qu'avec cette première leçon de chinois, vous avez pu percevoir l'aspect très rationnel de la langue.
 
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Vie quotidienne
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Vendredi 30 novembre 2007
Avis placardé dans ma résidence avis-a-la-population-copie-1.jpg
 
Aide dans l'enquête de police.
 
Ces jours-ci, de nombreux cas de vols de batteries pour vélo sont constatés dans la résidence Dangdaigaodi. D'après la vidéo du vol, on constate la présence de 2 jeunes hommes avec t-shirt blanc et pantalon d'étudiant (jogging), l'un d'entre eux étant mince avec un long visage (voir photos). Après le vol, ces derniers sont repartis par le nord du quartier Qiliansicun. Nous demandons à tous les habitants d'apporter des éléments positifs afin d'essayer, tous ensemble, de créer un espace calme et harmonieux.
 
Contact :
56131110 – 8204     Policier Song
56132334                   Communauté des habitants de Qiliansicun
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Vie quotidienne
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Jeudi 29 novembre 2007
SuperV.jpg
Superman peut mettre sa cape rouge au placard, Batman sa Batmobile et Spiderman sa tenue moulante. Les défenseurs de la veuve et l'orphelin semblaient le dernier rempart à ne pas subir la vive concurrence venant de l'Est. Et voilà que surgit SuperV...
 
Victime d'un vol de portable, chauffard fou ou arnaque au fake market, un seul petit clic et SuperV vient à votre secours.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Vie quotidienne
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Jeudi 15 novembre 2007

KTV

Ah-les-twins.jpg
Ahhh, les twins...
 
Le KTV, oubliez les clichés du karaoké à la française avec les vieux "Gabrielle, tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie...", ou autres tubes plus délirants "Oh Macumba, Macumba, elle danse tous les soirs, pour les dockers du port, qui ne pensent qu'à boire...", "Ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit..." au détour d'un bar ou en complet tong-short à la soirée karaoké du camping de la pomme de pin.
 
Le concept du KTV, véritable sport national en Chine, est tout autre. En famille, entre amis, collègues de boulot, étudiants et que sais-je encore, il se pratique dans une des nombreuses petites salles privées et insonorisées du KTV. Canapé, écran tv, maracas et deux micros pour les duos enflammés sont là pour notre plus grand confort.
 
Il ne reste maintenant plus qu'à choisir ses chansons préférées et le show peut commencer aux rythmes des Backstreet Boys, Spice Girls, Michael (avec la chorégraphie qui va bien) ou Britney "With a taste of your lips I'm on a ride, you're toxic I'm slipping under...", notre préférée celle-là. Les chinois(es) ne sont pas non plus en reste avec les centaines et les centaines de chansons niaiseuses chinoises. Bon j'exagère (à peine), il y en a quand même quelques unes de pas trop mal.
 
Avec un peu de chance, il arrive même parfois qu'on puisse pousser la chansonnette en bon French lover qui se respecte. Je parle bien évidemment DU tube français, le mega hit que l'on entend partout et même déjà remixé en chinois : "Hélène, je m'appelle Hélène, je suis une fille comme les autres... ".
 
Et puis le KTV, c'est aussi l'endroit idéal pour conclure une affaire, avec de charmantes hôtesses et l'alcool coulant à flôt qui aident nos chers business men à poser la petite signature en bas de la page là ! Hips ! A ce propos, il y en a un dans ma rue qui ferait sûrement l'affaire d'ailleurs...

With a taste of a poison paradise
I'm addicted to you
Don't you know that you're toxic
And I love what you do
Don't you know that you're toxic
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Vie quotidienne
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Mercredi 31 octobre 2007
Au rayon "gastronomie", j'ai déjà parlé du chocolate cheese et du Changyu Sprite, rien de bien méchant finalement...
Passons maintenant aux choses sérieuses. Cuisinées en sauce ou directement en sachet sous vide, les pattes de poulet sont un encas de choix pour les chinois. Et pour nous autres qui avons la chance de trouver ce mets dans n'importe quelle superette du coin :) Chicken-run.jpg
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Miam miam !!
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Mardi 23 octobre 2007
La saison 2007 de F1 vient de s'achever ce week-end au Brésil sur une superbe remontée de Räikkönen qui finalement arrache le titre sur le fil, un point devant ses deux autres concurrents Hamilton et Alonso. Et pourtant, à l'orée du grand prix de Chine, rien ne présageait un tel dénouement avec respectivement 17 et 12 points d'avance pour l'anglais et l'espagnol et deux courses à venir. Autant dire qu'il fallait un fameux concours de circonstances pour que Mc Laren laisse échapper ce titre pilote.
 
Retour sur le GP de Chine, où nous étions Pic, Szabo et moi.
Dimanche 7 octobre : se déroule à Shanghai l'avant-dernière épreuve de la saison de Formule 1. Nous partons d'assez bonne heure, le circuit n'étant pas la porte à côté. A noté que ce circuit a la forme du caractère chinois 上 (shang), qui est, pour les néophytes de la langue, le premier caractère de "Shanghai" (上海). Arrivé sur place, on s'attarde d'abord à la boutique Ferrari et on y entend déjà rugir le moteur des bolides.
 
Durant les quelques heures avant le départ de la course, le temps est très incertain. Il pleut par intermittence suivi d'accalmies passagères. On passe ensuite dans l'enceinte du circuit, où se trouvent de nombreux stands : Toyota, Ferrari... mais aussi Coca-Cola. kele-girls.jpg
Poursuivons dans l'automobile avec d'autres bien belles carrosseries !!
 
Revenons à la course, bien installés à nos places les premières voitures déboulent devant nous pour la mise en place sur la grille de départ. Alors que les voitures ne sont pas encore en course, le bruit est déjà ahurissant. Bien qu'ayant déjà vécu l'expérience une première fois il y a quelques années à Magny-Cours avec papa, le vrombissement et la puissance que dégagent ces engins m'impressionnent toujours autant lorsqu'on les a en face de nous.
 
14h00, c'est le départ du grand prix mais c'est aussi l'heure à laquelle la pluie s'invite de nouveau à la fête. Rien de mieux pour garantir le spectacle. Premier passage, Hamilton garde la tête de la course, suivi de Räikkönen et d'un mano a mano entre Massa et Alonso juste sous nos yeux.
 
La course se poursuit, sans pluie, et on a droit à quelques beaux dépassements et sorties de route au virage où nous nous trouvons. Visiblement, on a hérité d'une place de choix. Aux alentours du 25e tour, Räikkönen commence à rattraper tout son retard sur Hamilton qui a un "petit" problème de pneumatiques. Sur la tentative de dépassement devant nous, on sent que les gradins, très majoritairement avec le rouge de la Scuderia Ferrari, sont dans un fort état d'excitation. Y compris nous. Finalement Räikkönen passe facilement et le rookie décide enfin de changer ses pneus. Bien trop tard car celui-ci finit... dans les graviers de l'entrée des stands. Erreurs qui leur seront fatales pour l'avenir. Dans le même temps, une averse recommence à s'abattre sur la piste et comme la majorité des pilotes a, je pense, revêtu des pneus pour le sec, cela nous assure une série de belles acrobaties. Au moins le spectacle est au rendez-vous. sortie-de-route.jpg
Beaucoup de pilotes se font surprendre, à l'image de cette Toyota et de cette Renault
 
Fin du GP de Chine, Räikkönen se hisse à la première place et rattrape un peu de son retard sur les pilotes Mercedes. Alonso second, Massa ferme ce podium en beauté. circuit-gp.jpg
Belle performance des pilotes Scuderia et bien évidemment tous les drapeaux Ferrari sont de sortie, dont le nôtre ;)
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Evénement
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Vendredi 19 octobre 2007
Mardi 25 septembre : le monastère de Palkhor Chöde bouclé, notre planning prévoit que l'on dorme à Tsetang après un détour par le lac Yamdrok. Un grand détour d'ailleurs, l'itinéraire direct qui relie Gyantse et le Yamdrok lake est fermé pour cause de travaux. La route empruntée est encore une fois complètement bousillé. On ne rencontre personne sur des kilomètres parcourus, mis à part quelques bergers et quelques yaks.
 
Au sommet d'un col, on s'arrête pour contempler le lac Yamdrok avec sa couleur bleue turquoise. Pas le temps de descendre jusqu'à l'eau, le site est de toute façon bien moins majestueux que le lac Namtso. Aucune comparaison !! yamdrok-lake.jpg
 
Il fait déjà nuit lorsque nos jeeps arrivent à Tsetang. En plus de cela, on a encore droit à une tournée des hôtels pour en trouver un de libre. Le guide nous en sort une bien bonne. On se retrouve dans un hôtel d'un assez bon standing mais c'est en fait l'arbre qui cache la forêt. Certes il existe surement des chambres très confortables en ce lieu sauf qu'on nous fait passer par la porte de derrière pour arriver dans un bâtiment qui pour le coup est beaucoup moins éclatant. Loin d'être un souci, nous n'avons de toute façon pas prévu d'être loger comme des princes. Sauf que la douche est reportée à plus tard lorsqu'on voit l'état des lieux.
 
Mercredi 26 septembre : la dernière visite est donc le temple de Samye. A un peu plus d'une heure de Tsetang, le paysage traversé devient désertique avec ses montagnes rocailleuses, ses dunes de sable mais paradoxalement avec sa végétation et sa rivière. Le contraste est sympathique.
 
On arrive à Samye, véritable oasis perdu au milieu des dunes et montagnes désertiques. Bien que totalement isolé, l'endroit est assez vivant.  Devant le temple, plusieurs camionettes tibétaines sont stationnées et les gens y attendent je-ne-sais-quoi. camion-tibetain.jpg
Ce monastère grandiose est constitué par un ensemble complet de grands bâtiments. samye-monastery.jpg
Le palais principal
 
Aux quatre coins du palais principal, on trouve quatre stupas, respectivement rouge, vert, noir et blanc, servant à réprimer tous les démons et à protéger des désastres. monastere-samye.jpg
Voici la stupa verte
 
monastere-samye-03.jpg
Et ici la rouge
 
Autochtones avec leur vêtements traditionnels
 
Une scène amusante se passe juste devant mes yeux : une jeune fille tord cette canette de soda afin d'y percer un trou et ainsi permettre à sa cadette de boire le peu de cola qu'il doit y rester. Kele-tibetaines.jpg
 
maman-et-son-gosse-samye.jpg
 
Voilà venu le temps de rentrer sur Lhassa. lhassa-dernier-jour.jpg
Dernier pèlerinage autour du Jokhang
 
Dernières prosternations sur le Barkhor
 
Et dernière soirée ensemble, on se décide à aller au massage, qui se finit au bar d'à côté avec la masseuse de pic et la mienne.
 
Jeudi 27 septembre : ainsi se termine notre périple sur le toit du monde. Tandis que Clément, Fab et Michael reprennent l'avion jusqu'à Canton, nous autres shanghaïens prenons le train qui relie Lhassa à Shanghai. Ce train, le plus haut du monde, nous fait parcourir la Chine d'ouest en est, sur plus de 4300 km et le tout en 48 heures.
 
Samedi 29 septembre : nous voilà revenu dans la sphère shanghaïenne.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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Mercredi 17 octobre 2007
Dimanche 23 septembre : on reprend donc la route en sens inverse. Toujours les mêmes lacets, les mêmes montagnes à gravir et toujours à 7 dans la jeep. Au col, on a droit à un magnifique panorama qui était invisible hier pour cause de ciel nuagueux : s'offrent devant nos yeux 5 des 14 monts de plus de 8000m au monde (bien sûr tous dans l'Himalaya). Il y a le mont Everest bien sûr (8850m), le mont Lhotse (8516m), le mont Makalu (8463m), le mont Cho Oyu (8210m) et le mont Shishapangma (8013m). Rien que ça !! Himalaya.jpg
 
 Le chauffeur nous attend là où on l'a laissé et tout le reste de la journée est passée dans nos bonnes vieilles jeeps, il y a une trotte jusque Shigatse. En y arrivant, on est logé à l'hôtel car le guide n'est pas assez génie pour réserver la guesthouse de la dernière fois... Faut pas trop lui demander !
 
Lundi 24 septembre : nous partons en milieu de matinée pour Gyantse. Gyantse est l'une des villes tibétaines les moins soumises à l'influence chinoise. Le temps d'y trouver notre guesthouse, l'après-midi se passe tranquillement jusqu'à ce qu'on se décide à faire l'ascension du fort Gyantse qui domine la ville. fort-gyantse.jpg
 
Au sommet, le panorama sur la ville est magnifique. D'un côté on a la ville "moderne", puis de l'autre c'est un incroyable point de vue sur la vieille ville tibétaine avec le monastère de Palkhor Chöde. 4-gus-au-fort.jpg
 
En redescendant, nous traversons d'ailleurs les ruelles de ce quartier tibétain. Pittoresque est vraiment le mot qui convient, il me semble reculer de plusieurs siècles dans le temps.
 
De retour à la "modernité", on tombe sur un marché dans le renfoncement d'un bâtiment. Et l'endroit est tout aussi pittoresque, je dois dire que j'en ai vu des marchés pas très catholiques en Chine mais celui-là fait incontestablement partie de mon best-of.
 
Mardi 25 septembre : programme du matin, visite du monastère de Palkhor Chöde. chariotte-gyantse.jpg
En route pour le monastère
  petite-fille-gyantse.jpg
Jeune tibétaine
 
La vue du monastère en haut du fort était exceptionelle, réciproquement maintenant que nous sommes au monastère, le fort nous fait grâce de sa présence. vue-du-fort.jpg
 
moi-vue-fort-gyantse.jpg
Moi dans le monastère avec le fort Gyantse dans le fond

a-l-interieur-du-monastere-gyantse.jpg
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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Vendredi 12 octobre 2007
Vendredi 21 septembre : après la visite du monastère de Tashilumpo, on s'engouffre un peu plus vers le massif himalayen au sud-ouest. Le trajet est assez long pour rejoindre notre prochaine étape, Tingri. bad-boy-tibetain.jpg
Une après-midi en voiture, et ce n'est qu'en début de soirée que Tingri se dessine. Première impression : le site s'apparente à une ville fantôme avec son unique rue, pratiquement déserte, au milieu du massif montagneux. tingri.jpg
Nous ne sommes pas seuls au monde... quelques autres voyageurs et autochtones
 
Alors en fin de compte, la seule distraction dans cette "ville" est notre chasse à la souris dans la chambre.
 
Samedi 22 septembre : encore un levé bien matinal. Il faut dire que la destination du jour est le camp de base de l'Everest et on tient particulièrement à y arriver de bonne heure sachant qu'il n'est pas encore assuré qu'on y reste dormir. L'expérience de la nuit passée au Namtso (4700m) est encore dans nos mémoires et bien qu'on soit maintenant bien accomodé à la haute altitude, le camp de base est tout de même à 5200m. On avisera sur place...
 
A l'approche de la réserve de l'Everest, se trouve un check-point. Les autorités chinoises vérifient permis et pièces d'identité. Ne peut pas voyager au Tibet qui le veut... Nos permis sont en règle, tout n'est qu'une question de 5-10 minutes. Et bien non, l'un des deux chauffeurs (qui sont tibétains) a apparement oublié ses papiers d'identité. On fait le pied de grue pendant que toutes les autres jeeps nous passent sous le nez et que les trois tibétains tentent de négocier le passage. Ca a au moins l'avantage que l'on puisse admirer un ciel magnifiquement étoilé comme je n'ai jamais vu, des étoiles par centaines. La sentence tombe enfin un peu moins d'une heure plus tard : notre malheureux chauffeur reste à Tingri tandis que nous nous entassons à 7 dans la jeep. 3 devant, 3 derrière et le guide dans le coffre, peinard piquant un roupillon avec nos sacs de voyage pour couchage. Le parcours est un véritable festival de virages et de lacets à flanc de montagne. La matinée maintenant bien entamée, le toit du monde, commence à se faire percevoir. arrivee-everest.jpg
Première pose devant le majestueux mont Everest, 8850m
 
Une dizaine de minutes plus tard, nous voici au campement, seul abri disponible dans ce coin isolé. Le campement est constitué d'une trentaine de tentes amménagées. campement-everest.jpg
Le campement pour voyageurs avec l'Everest en toile de fond
 
Trop impatient, nous partons à la conquête du plus haut sommet du monde sans plus attendre. Le campement se situe en réalité à quelques 3-4 kilomètres du camp de base de l'Everest. C'est le point de départ pour toute expédition ; il est d'ailleurs interdit d'aller au-delà du "base camp" sans faire partie d'une expédition.
 
On se met donc en route pour approcher au plus près du Qomolangma (nom tibétain pour l'Everest). Je suis bien étonné de l'état de forme que nous affichons : 5200m et tout pimpant !! Dans ce cas, le choix est fait d'y aller à pied plutôt que de prendre une charette tirée par un cheval qui vous emmène à destination. Mis à part les quelques voyageurs présents sur le site, les premières rencontres sont les yaks et ensuite vient une petite tibétaine sortant d'une simple tente indienne à l'écart du campement. Quant à savoir si cette jeune fille vit vraiment dans cet habitat de fortune, la question reste posée. Toujours est-il qu'elle reste là à nous regarder pendant plusieurs minutes avant de s'enfuir. fille-everest.jpg
 
En chemin, deux itinéraires s'offrent à nous : moi et Michael, dans une forme olympienne, nous nous attaquons aux collines tandis que les 3 flemmards préfèrent quelque chose d'un peu plus plat.
 
Michael, trop fatigué pour continuer, m'abandonne à son tour et c'est tout seul que je suis sur ma colline à contempler le panorama. moi-et-l-everest.jpg
 
De retour au campement, j'y retrouve mes quatre camarades qui ont élu domicile dans la tente, bien installés avec le réchaud en guise de chauffage. Finalement personne ne se trouve malade malgré les 5200m d'altitude et donc la décision est prise de dormir sur place. Enfin si, quelques-uns sont un peu mal dans la soirée : la tenancière de notre tente relance le réchaud en y ajoutant une sorte d'écorce d'arbre. Sauf que bien evidemment le système n'est pas complètement étanche et ça nous en enfume quelques-uns... déjà qu'il ne doit pas y avoir tant d'oxygène à cette altitude. C'est donc pour une nuit sans chauffage qui s'annonce au pied du Qomolanga et c'est notre tenancière, aux petits oignons avec nous, qui nous couche. Il ne manque que la berceuse !
 
Dimanche 23 septembre : Pic et moi avons décidé hier de nous lever avant l'aurore afin d'admirer le mont Everest au soleil levant. Mais ce matin, hors de question d'y retourner à pied, la course se fait en charette. dans-les-vapes.jpg
Dans les vappes...
 
Le spectacle est toujours aussi magnifique. On n'y reste néanmoins pas trop longtemps car le départ est pour bientôt mais aussi parce qu'à cette heure de la journée, on se les gèle terriblement. levee-soleil-sur-l-everest.jpg  
pata-hotel.jpg La gérante de notre tente
 
Avant de définitivement quitter cet endroit, nous nous arrêtons au monastère de Rongbuk, plus haut monastère au monde, et qui se trouve à quelques kilomètres de là. rongbuk-monastery.jpg
 Dans une des cours du monastère, surplombé par les drapeaux de prière, avec vue sur les monts
  
pelerin-rongbuk-monastery.jpg
Une pèlerine se dirigeant vers le Rongbuk
 
Ainsi se termine l'un des grands moments forts du voyage.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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Mardi 9 octobre 2007
Jeudi 20 septembre : nous voilà donc partis vers le sud-ouest pour une longue route jusque Shigatse. On fait de nouveau une halte au mini campement de la veille sauf que pour tout accueil, plus de joueurs de billards mais plutôt une armada de tibétaines qui essayent de nous refourguer leurs bijoux en plastoc.
 
Un peu plus loin, il est prévu qu'on aille se baigner dans les sources d'eau chaude de Yangpachen. L'endroit est tout de même loin de ce qu'on s'imaginait. Point de bassins naturels avec vue splendide sur les sommets enneigés, mais plutôt 2-3 gros bâtiments ressemblants à un complexe pétrochimique. Et là, notre source d'eau chaude naturelle se transforme plutôt en deux piscines amménagées (une intérieure, une extérieure) dans lesquelles arrive la source...
 
Toute la journée, on circule à travers les vallées où on y croise ponctuellement des regroupements de quelques habitations de pierre. Et d'ailleurs le guide a la splendide idée de nous y arrêter pour le déjeuner. Le patelin est composé de 4-5 baraquements perdus au milieu de la vallée et un de ces abris de pierre est le "Zhu mu white snow reste rant". Une seule pièce, trois banquettes, deux tables en bois et quelques bouilloires en guise de cuisine. resto-tibetain.jpg
 Et pour la vaisselle ? Pas de problème, c'est les minots qui s'en chargent à l'extérieur
 
Dans l'après-midi, le parcours sort des sentiers battus et on enchaîne les virages à épingles sur le versant des montagnes.
La première jeep lutte pour s'extirper de là. Faut faire comme notre deuxième jeep : foncer...
 
A l'approche de Shigatse, le paysage devient plus désertique et on atteint la deuxième ville du Tibet vers la fin d'aprem.
Heureux de pouvoir passer la nuit à une altitude plus confortable (3900m) et de découvrir une douche chaude, certes collective, dans notre guesthouse. Un bon lessivage et on dort tous comme des bébés.
 
Vendredi 21 septembre : ce matin est consacré à la visite du monastère de Tashilumpo qui était la cité monastique du Panchen Lama, deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme. L'édifice est somptueux, composé de différents temples couronnés par des toits d'or. monastere-shigatse.jpg
5-et-les-2-moines.jpg
 Avec 2 moines, dont l'un camoufle son portable... surement pour l'authenticité de la photo
 
De nombreux pèlerins viennent y prier avec leur sachet rempli de beurre de yak. Le rituel étant de déposer un peu de ce beurre rance à l'odeur si iparticulière dans les lampes à beurre de yak qui se rencontrent à l'intérieur des temples.
Une pèlerine avec son enfant dans le dos et son beurre de yak
 
tourniquet.jpg   moi-au-monastere-shigatse.jpg
 
Sur les coups de midi, notre premier passage à Shigatse se termine, direction maintenant Tingri.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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