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En V.I.E à Shanghai pendant 1 an à partir de mars 2007, je suis aujourd'hui basé sur Suzhou.
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Voyage

Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /2007 07:14
Le week-end du 28-29 juillet, la fin du séjour de mam touche bientôt à sa fin. Pour ces deux jours, nous décidons de partir à Hangzhou, célèbre pour ses soieries et pour le lac de l'ouest, et qui entre parenthèses était pour Marco Polo l'une des plus splendides cités au monde. Sans mané cette fois-ci qui s'en est déjà allée remettre ses pulls et ses socquettes dans notre bon vieux Nord-Pas de Calais.
Un célèbre proverbe chinois proclame : "Au ciel, il y a le paradis, sur Terre il y a Suzhou et Hangzhou". Parfait, mam pourra se vanter d'être passée par les deux paradis terrestres.
 
Samedi 28 juillet, après le voyage et la recherche d'hôtel du matin, nous prévoyons l'autre demie-journée pour la visite du magnifique lac de l'ouest, symbole de l'esthétique classique chinoise (c'est pas moi qui le dis, c'est mon guide de voyage "National Geographic"). Sur place, il est possible de louer des vélos tous les 100 mètres, et la fournaise ne nous empêchera pas d'en louer pour faire le tour du lac. lac-de-l-ouest.jpg
 
Dimanche 29 juillet, partis pour visiter un temble, il s'avère que ce dernier est entouré de collines où se trouvent des statues sculptées directement dans la roche. Alors plutôt qu'un énième temple, nous préférons nous balader dans les grottes qui s'ouvrent sur le flanc et qui renferment donc des statues dont les plus anciennes datent de l'époque des Cinq Dynasties (907-960). grottes-hangzhou.jpg
 
Nous finissons la journée dans une ruelle piétonne pour faire les derniers achats de souvenirs. Voilà pour ce petit week-end, ma foie fort sympathique avant le retour de mam à Erquinghem-Lys le 31 juillet.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Voyage
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Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /2007 08:49
Samedi 21 juillet, nous arrivons à Suzhou, surnommée la Venise de l'est en raison de ses nombreux canaux. Pour l'hôtel, ça sera plus facile qu'à Beijing car on a déjà réservé au motel 168. Pour le retour à Shanghai du dimanche soir, un peu la flemme de s'en occuper maintenant, ça sera à voir en temps et en heure, au pire on est pas si loin de Shanghai.
 
La journée est consacrée à la visite de la ville. J'ai envie qu'on se loue tous un vélo pour faire une balade dans Suzhou. A la recherche d'un loueur de vélos, on atterit... ici. rent-bikes.jpg
 
On va quand même demander au cas où. On y trouve dans cette maison une mamie et un homme en slip. Charmant accueil ! Les quelques vélos qui traînent doivent être plus vieux que moi et je crois que la mamie se paye notre tête quand elle annonce 15 yuans de l'heure par vélo. Elle a vu trois faces de blanc alors elle ne se sent plus, pour le prix de trois heures de location je pourrais te les acheter tes vélos pourris. Alors quand elle nous dit que la caution est de 600 yuans, elle finit de m'achever et on part sans demander notre reste. Finalement un tricycle à moteur taxi nous emmène à l'autre bout de la ville en passant par toutes les petites ruelles et la balade se fait plutôt à pieds. canal-suzhou.jpg
Et on y trouve par hasard un "Ez2dancer", attraction qui nous avait bien amusés en 2005.
ez2dancer.jpg
Les premiers essais sont toujours critiques, n'est-ce pas mané !!
 
Dans l'après-midi, visite de la colline du tigre, qui est surmontée de la pagode Huqiu et qui a la particularité d'être inclinée. Un peu comme la Tour de Pise mais surement pas autant !!

vue-colline.jpg
 
Dimanche 22 juillet, notre excursion du jour est Zhouzhuang. Traversée de canaux, cette ancienne cité recèle encore quantité de maisons traditionnelles et possède encore aujourd'hui 14 ponts antiques construits pendant les Dynastie de Yuan, Ming et Qing (de 1271 à 1912) et qui permettent toujours de circuler librement dans ce bourg. zhouzhuang.jpg
 
pont-zhouzhuang.jpg
Il est maintenant l'heure de boucler notre voyage. En partance pour la gare ferroviaire, on prend un mauvais chemin qui nous oblige à rebrousser chemin. Alors qu'on s'y résigne, il nous apparaît qu'on est en fin de compte juste en face de la gare routière et le retour à Shanghai se fait donc en bus.
 
Voilà, le petit voyage touche à sa fin. Shanghai, Zhenjiang, Nanjing, Beijing, Suzhou et enfin Zhouzhuang : quelques jours très intenses qui m'auront permis de faire découvrir un bout de Chine à ma maman et ma marraine. Mané, partant lundi n'aura pas un jour pour se remettre de ses émotions, tandis que mam est ici une semaine de plus. Elle restera à Shanghai la semaine et on profitera du week-end suivant pour une aller vers une nouvelle destination : Hangzhou...
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Voyage
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Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /2007 04:38
Mardi 17 juillet, nous arrivons sur les coups de 7 h du mat. On a donc bien le temps de chercher un hôtel et les billets de train pour le vendredi soir. Comme partout, il y a de multiples rabatteuses qui proposent des hébergements et je décide d'en suivre une. Elle nous emmène dans un hôtel correct et quand tout est arrangé, il nous est demandé TOUS les passeports quand parfois il ne suffit que d'une seule pièce d'identité par chambre prise. Et il est bien là le problème car je n'ai pas mon précieux sésame sur moi, juste une photocopie. En effet, travaillant à Shanghai, l'administration chinoise me prépare actuellement le permis de résidence d'une année et pour cela me garde le passeport pendant une semaine... J'ai beau expliqué que c'est extraordinaire de ne pas pouvoir loger en Chine pendant que les autorités chinoises ont besoin de mon passeport, en vain ils ne veulent rien savoir.
 
La rabatteuse, perdant du coup sa petite commission, nous propose alors un autre hôtel un peu moins regardant. On arrive dans un buiding et là, première constatation : il n'y a pas de réception, juste un hall vide avec ses 4 ascenceurs. Pour plus de sécurité, je ne vais pas vérifier la chambre à l'étage et reste dans ce hall. Tout est réglé et deuxième constatation, il n'y a toujours pas de récetion à l'étage (il y a en fait un gérant à chaque étage qui occupe un appartement) et je remarque même un nombre important de chambres avec une grande bande de papier au travers de la porte sur laquelle est notée quelque chose. Comme si quelqu'un avait posé des scellés ce qui nous est même confirmé : "C'est parce qu'il y a eu des problèmes dans ces chambres... ". On en saura pas plus, ça me paraît un peu bizarre mais c'est tout, on a notre chambre.
 
Ca c'est fait, il est maintenant temps de chercher les billets de train pour Suzhou. Déjà en 2005 c'avait été une déconfiture et aujourd'hui, il est dit que ça le sera encore plus. La file d'attente est déjà d'une longueur interminable et ne risque pas de diminuer. Il faut avouer que par la force des choses, je suis maintenant habitué à ce que pas mal de chinois grillent la politesse à tout le monde et habituellement je leur fait juste remarquer lorsque j'arrive à proximité du guichet : "Euh non mais non... ". Mais définitivement je ne vois pas pire que la gare de Beijing, il faudrait déjà qu'on y arrive à proximité du guichet ce qui est loin d'être garanti tant les chinois se bousculent aux caisses au grand désarroi de tous ceux qui, comme nous, attendent. Un bon 45 minutes après, c'est toujours la même chose. Je ne tiens plus et avec maman, je pars faire un peu la police devant. Ca ne me fait pas particulièrement plaisir mais il faut bien ce qu'il faut si on ne veut pas camper ici. En tout cas ça fait bien rire les chinois qui patientent gentillement dans la queue, un peu moins ceux qui essayent d'estanquer tout le monde. On aura finalement réussi à prendre nos billets mais je l'avoue pas de la meilleure des façons. En effet un homme ayant chambardé tout sur son passage pour s'incruster se fait engueuler par tous y compris mam qui exige de la laisser passer alors que mané (notre véritable place dans la file) est encore loin derrière. Devant son refus, mam insiste et obtient l'approbation de tous. Bien malgré lui, le gros est obligé de céder et voilà comment on passe plus d'1h30 à récupérer des billets de train et encore, en trichant même un peu.
 
Le reste de l'après-midi, nous le passons dans le centre de Beijing, notamment sur la grande rue piétonne et dans quelques hutong, charmant dédale de ruelles anciennes. colonie-de-vac.jpg
Colonie de vacances en  militaire. 
 
Mercredi 18 juillet, le réveil est bien matinal car nous partons en mini-bus pour une journée à l'extérieur de la ville avec pour apothéose la visite sur la Grande Muraille. Nous nous retrouvons avec un péruvien, un kazhak, un suédois accompagné de sa femme thaïlandaise et sa fille. Belle diversité culturelle. A vrai dire, c'est le programme que j'avais déjà fait en 2005 et donc je sais que ce sera très bien pour mam et mané. Première visite : le tombeau des Ming. Celui que l'on visite est le plus grand des nombreux tombeaux des Ming qui se situent en périphérie de la ville. Ces tombeaux, plus important groupe de nécropoles impériales en Chine, abritent la sépulture de treize empereurs de la dynastie des Ming. Sur les seize empereurs que compte cette dynastie, treize ont été inhumés dans la nécropole au nord de Beijing, les deux premiers empereurs reposant à Nanjing alors capitale de l'Empire.
 
Après une visite sans grand intérêt d'une fabrique de jade, direction la Grande Muraille. On y reste deux heures sur le site de Balading, la plus touristique des sections. soeurettes-sur-la-grande-muraille.jpg
Ca y est, les deux soeurettes conquièrent enfin la bravitude ! 
 
Aure-Grande-Muraille.jpg
Moi sur la Grande Muraille.
 
   Grande-Muraille-b-w.jpg
 
Une dernière visite dans une fabrique de soie, tout aussi passionnante que celle de jade, et nous voici rentrés en ville. Petit passage aux alentours de la Cité Interdite et de la place Tian'an Men où on assiste à la levée du drapeau.
mam-et-moi-Tian-an-Men.jpg
Mam et moi devant la porte de la Paix céleste qui est surmontée d'un portrait de Mao. C'est depuis cette porte qu'il proclama la naissance de la République Populaire de Chine en 1949.
 
Après une bonne pizza, on se dirige tranquillement vers notre hôtel. En entrant dans le hall, on voit débarquer une dizaine de policiers sortis de l'ascenceur avec 2-3 mecs en civil. Ca ne manque pas, on a droit à un contrôle d'identité. Vérification des passeports, ils nous préviennent qu'il fallait se présenter au poste de police en arrivant à Beijing (ah bon et depuis quand ??), qu'on a violé les lois, qu'il faudra rechercher les passeports demain au poste blablabla. Deux kazhaks qui logent à l'hôtel se font aussi attraper. Mam et mané protestent, elles ne veulent pas donner leur passeport et jusque là, je me fais tout petit tout en calmant le jeu car ils n'ont toujours pas remarqué l'absence de mon passeport. Mais ça ne peut pas durer et lorsqu'il faut que je leur explique le pourquoi du "je n'ai pas mon passeport", je dois alors leur remettre ma photocopie. Comme hier, la carte de la chambre ne fonctionne pas mais hier le gérant était là pour la changer... Et là, personne. Ca cogite un peu dans ma p'tite tête en pensant à tous les scellés qui sont sur les portes, à la présence impromptue de toute une brigade sur les lieux, à la disparition du responsable ! Bref ça commence à m'énerver cette histoire. Finalement deux policiers remontent et au bout de 30 minutes, un chinois vient enfin nous ouvrir la porte. Je donne ma photocopie de passeport et on se dit donc "à demain matin".
 
Jeudi matin 19 juillet, je suis le seul à devoir me rendre au poste, les détenteurs de passeports en étant exemptés. Ce qui par la suite m'étonne car je retrouve les deux kazhaks de la veille eux-mêmes détenteurs de leur passeport. J'arrive vers 10 h, l'attente est longue, ils me font perdre mon temps et ça commence à me faire perdre patience tant j'ai prévu de faire visiter la Cité Interdite à mam et mané. Je saurai par la suite que les deux s'inquiètent même un tout petit peu me voyant pas revenir. Deux heures après, on me refile mes photocops comme cela, sans rien me faire remplir ni signer. Genre c'est la pause de midi, il faut qu'on aille bouffer donc on te libère. Raaaaah j'enrage !!! Bref je donne l'ordre aux filles d'aller à l'hôtel de Pic, arrivé le matin même sur Beijing avec ses amis de France pendant que je vais prendre les tickets d'entrée. Tout ce beau monde (sauf moi bien sûr) se rencontre à l'hôtel et on se retrouve par la suite devant le palais impérial.
 
On a quand même droit à une petite altercation avant d'y entrer. En effet, il a toutes sortes de vendeurs ambulants et les deux soeurs veulent des cartes postales. Furieux d'être arrivé trop tard, un vendeur commence à aggresser la petite mamie avec qui on fait affaire. Cette enflure la fait même tomber et elle se fait mal au poignet. C'en est trop, ni une ni deux, je m'interpose, il faut dire que je suis d'un tout autre gabarit que la petite mamie. Suite à cet intermède, nous entrons donc dans l'ancienne résidence des empereurs Ming et Qing dont la construction fut ordonnée par Yongle, troisième empereur Ming, et terminée en 1420. Surement à cause des prochains JO, deux des principaux palais centraux sont en rénovation. Enfin, la cité est tellement vaste et le nombre de palais tellement conséquent que l'on peut profiter pleinement de l'endroit. Une véritable ville dans la ville.
 
 
 
Cite-Interdite-b-w.jpg
 
 
La suite logique est la visite de la place Tian'an Men, la plus grande place du monde, se situant en face de la Cité.
Une gamine effectuant le salut militaire devant le portrait de Mao.
  soeurs-place-Tian-an-Men.jpg
 
On finira tous dans un grand resto chinois où on se prend le très connu canard de Beijing.
 
Vendredi 20 juillet, dernier jour à Beijing. Pas de police prévue pour aujourd'hui, nous nous rendons dans un autre lieu de résidence de la famille impériale mais cette fois-ci la résidence d'été : le palais d'Eté. C'est un magnifique complexe de temples, de pavillons et de palais impériaux disséminés dans un parc autour du grand lac de Kunmimg. Surement l'un des plus beaux de la ville sinon le plus connu, ce parc se situe au nord de Beijing.
palais-d-ete.jpg  
soeurs-palais-ete-01-copie-1.jpg
Comme de vraies chinoises...
  soeurs-palais-ete-02.jpg
 
La fin de notre périple à Beijing prend fin, nous voyageons encore de nuit direction maintenent Suzhou.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Voyage
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /2007 10:05
Dimanche 15 juillet, notre prochaine destination est Nanjing, ville de mes précédents séjours en 2005 et 2006. On y trouve un hôtel sympa près du centre ville et pour ce premier jour dans la capitale de la province du Jiangsu, je commence par faire visiter les petites ruelles qui nous mènent au temple de Confucius (Fuzimiao). On s'y arrête d'ailleurs dans un petit boui-boui où je sais qu'ils nous font de délicieux jiaozi (raviolis) frits.
  boui-boui-jiaozi.jpg
Les employés sont tout intrigués de notre présence dans ce lieu insolite.
Juste avant d'arriver à Fuzimiao, les deux soeurs réussissent encore à se faire un nouvel ami chinois. Un bonhomme vendant ses plantes accrochées à sa bicyclette électrique et fumant la pipe nous fait une petite demonstration de l'art et la manière de remplir sa pipe de tabac.
  fumeur-de-pipe.jpg
En partant il essaye quand même de nous refourguer une de ses plantes, il perd pas le nord le chinois ! On arrive donc dans les rues piétonnes de Fuzimiao qui sont en elles-mêmes plus intéressantes que le temple. On s'y fait un peu traquer par 2-3 chinois qui pendant un bon quart d'heure n'arrêtent pas de nous prendre en photo, sinon entre les boutiques de fringues, les boutiques de souvenirs et la ruelle des animaux domestiques, on y reste jusqu'à la soirée.
 
Lundi 16 juillet, je veux à tout prix commencer la journée par un petit marché qui fait tout le long de quelques ruelles. Très typique, on y vend principalement de la nourriture : de grands étals de viande non réfrigérée, des poulets qui sont tués et autres grenouilles que des chinoises démembrent sous nos yeux... Attention aux âmes sensibles. On peut y faire aussi provision de tortues, de crapauds, de serpents pour agrémenter un un succulent repas ! J'adore ce genre d'endroit.
 
Mané prenant en photo une bassine de crapauds et trois chinois avec leur manie de regarder le cliché que l'on prend. Manie tout à fait compréhensible : de ces trois là, il n'y en a surement pas un seul qui ait déjà utilisé un appareil photo numérique.
 
On se rend ensuite au mausolée du docteur Sun Yat-Sen situé dans les montagnes à l'ouest de la ville. Sun Yat-Sen est connu comme le fondateur de la Chine moderne et peut s'enorgueillir d'avoir l'admiration de la République Populaire de Chine et de Taiwan. Un peu d'histoire pour expliquer cela : en 1911, c'est lui qui dirigea la grande révolution pour mettre fin à 5000 ans de règne impérial. Il est alors élu président provisoire de la nouvelle République de Chine à Nanjing et crée le parti politique nationaliste chinois : le Guomindang. Il décède en 1925 et une vingtaine d'année plus tard, les nationalistes entre en conflit avec l'armée communiste de Mao Zedong. Les communistes l'emportant, le Guomindang se réfugie à Taiwai et prend possession de l'île. Taïwan se comporte aujourd'hui comme un etat indépendant, sans que l'indépendance n'ait jamais été officiellement proclamée. Alors que la République Populaire de Chine, qui administre la totalité de la Chine continentale depuis 1949, considère Taiwan comme une province chinoise "rebelle" dans le cadre de la politique d'une seule Chine, et est soutenue dans sa politique de réunification par de nombreux pays.
 
Après avoir gravi les 392 marches au milieu d'un parc très arboré et sous un soleil de plomb, on atteint le sommet de l'édifice et on entre dans la salle commémorative où trône une statue en marbre blanc du Dr Sun Yat-sen.
  mausolee-sun-yat-sen.jpg
Au fond de cette salle, se trouve le caveau mortuaire où est étendu une autre statue du docteur mais la dépouille repose bien plus bas.
 
La fin d'après-midi sera moins fatiguante avec une balade en bateau sur le grand lac de Nanjing : Xuanwu Lake.
 
Enfin, le temps d'aller récupérer les bagages, direction la gare car nous avons notre train pour Beijing dans la soirée. En couchette car je n'imagine que moyennement mam et mané passant la nuit en place assise au milieu de la cohue chinoise. Le voyage en lui-même est déjà bien assez fatiguant comme cela et je sais que Beijing ne sera pas non plus de tout repos. Il est préférable de bien dormir dans le train et c'est d'ailleurs la surprise en arrivant à nos places. Le luxe : on est dans un compartiment isolé du couloir par une porte coullissante, on a nos petites pantoufles, notre brosse à dents, la musique... enfin bref l'idéal. Même quand j'étais revenu de Fenghuang en couchette, je n'avais pas eu cela.
Nanjing-Beijing.jpg
Nouvelle destination : Beijing où un programme chargé nous attend...
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /2007 09:34
Samedi 14 juillet, notre périple de 9 jours commence afin de faire découvrir un bout de la Chine à mam et mané. Dans la matinée, le train nous amène à Zhenjiang, "petite ville" de plus de 2,5 millions d'habitants à moins d'une centaine de kilomètres de Nanjing. C'est la première fois que les deux soeurs prennent le train chinois et pour un baptême, c'est plutôt réussi tant on est entassé les uns sur les autres, comme d'habitude sur ce genre de ligne. Arrivés à destination, nouveau baptème : le tricycle taxi.
tricycle.jpg
Le temps ensuite de déjeuner au steack house et de déposer les valises, on passe la fin de l'après-midi à la colline d'or (Jinshan), l'un des plus beaux parcs de la ville avec son habituel lot de petits temples et chinois priant Bouddha & co avec leur encens.
  lecon.jpg
Ici, une maman donnant la leçon à son fiston.
 
Située au nord-est, elle était jadis une île émergeant du Yangzi. La pagode de la bienveillance et de la longévité surmontant ce parc comprend 7 étages et offre une vue imprenable sur la campagne environnante et une partie de la ville. Elle a été érigée en 1900, surement à l'occasion du 65ème anniversaire de l'impératrice Cixi.
 
Le soir, je tiens à les emmener dans un endroit que j'apprécie bien à Zhenjiang mais qui me laissera cette fois-ci un sentiment mitigé. En se baladant au marché nocturne, on peut trouver de tout mais surtout, et c'est là qu'est l'intérêt, n'importe quoi. Malheureusement, la soirée finit un peu en sucette lorsque je me rends compte que l'on m'a volé mon téléphone qui était dans ma sacoche. Le sagouin a d'ailleurs fait un tir groupé en prenant même ma carte de bus de Shanghai. Bouddha ne m'a pas vraiment porté chance sur ce coup là, et dire que je lui avais fait une offrande de 1 jiao cet aprem en ce jour de fête nationale française...
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /2007 09:54
Arrivé en Chine avec un visa "business" d'une durée de 3 mois, il est donc nécessaire, avant la date fatidique, de le transformer en un visa de travail (visa Z) et c'est à ce moment que je pourrai obtenir mon permis de résidence d'une année. Le problème est que pour ça, il faut absolument que je sorte du territoire. Me revoilà parti pour la France juste pour une histoire de visa ? Beeeeh non, je vais à Hong-Kong pardi. "Comment ça Hong-Kong ?" allez-vous me dire. Alors bien sûr rétrocédé à la mère patrie chinoise en 1997, HK c'est aujourd'hui la Chine. Mais sans l'être vraiment car la mégalopole forme aujourd'hui une région administrative spéciale, dotée de ses propres lois, de sa propre fiscalité et de son propre budget.
 
Départ prévu de Shanghai Pudong pour un retour dans la soirée. Programme assez serré d'autant plus que je sais pertinemment avoir peu de chances d'arriver au China Ressources Building avant midi. Chose officiellement nécessaire si l'on veut obtenir son visa sur la journée (rush service) : remplissage de paperasse + demande de visa la matinée pour ensuite le récupérer dans l'aprem. Sans m'inquiéter plus qu'outre mesure, je pars confiant en pariant sur un arrangement toujours possible, après tout HK c'est quand même la Chine quoi.

Finalement, après le contrôle à la frontière qui dure des plombes (et oui, même les chinois doivent passer la douane pour voyager dans leur propre pays), une quasi perte de passeport (il s'en est fallu de peu que je reste bloqué à HK) et une attente de plusieurs heures au bureau des visas, je suis pris en charge 1h30 avant la fermeture. Bien entendu, comme je le prévoyais, on me répond que c'est pas possible de me faire le passeport avant la fin de journée. Bon je fais un peu le malheureux et finalement, c'est dans la poche...
 
Vue-HK.jpg
 
Me voici fin prêt pour retourner à Shanghai avec mon nouvel autocollant (si tenté que je ne le perde pas d'ici arrivé chez moi).

Retour sur Shanghai sans encombre, et je me dis qu'aujourd'hui je suis moulu au possible ce qui n'est pas le cas de mon Valentino Rossi du jour. Je prends un taxi moto pour rentrer chez moi et quand je dis que le pauvre a la deveive, c'est qu'il se mange tous les feux rouges, et il y en a un paquet. Enfin pas bien grave tout de même tant il les grille tous les uns après les autres et là ça fait plaisir de voir que je suis décidement bien rentré au pays.
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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /2007 04:06
Enfin les premières vacances arrivent, nous sommes début mai 2007, une des trois "golden vacation" anuelles pour les chinois. Oui, il faut préciser que ces derniers n'ont pas vraiment le choix de leurs jours de congés : en gros c'est en février pour le nouvel an chinois, en mai et en octobre. Alors quand toute la population chinoise est en vacances en même temps, il ne faut pas s'étonner que ce soit les plus grosses périodes d'affluence.
 
Direction Fenghuang 凤凰 : petite bourgade perdue au fin fond des montagnes de la province du Hunan et qui abrite des chinois de l'ethnie Miao. au-milieu-des-montagnes.jpg
Cette destination est très peu connue des étrangers, un peu plus des chinois et ne manque pas de séduire.
 
Je pars avec pour seul préparatif un billet de train en poche jusqu'à Huaihua (au sud de Fenghuang), un sac a dos et ma tente.
Le voyage est plutôt long, 23 heures dans un train en place assise. Je rencontre trois chinoises qui me demandent si je vais à Fenghuang. Elles sont surprises que je n'ai même pas booké un seul hôtel avant mon départ. Elles se proposent de m'aider et on trouve une petite piaule assez miséreuse. C'est parfait, une dizaine de minutes de négoce plus tard j'y jette mes affaires pour trois nuits.
 
C'est comique les cascades d'eau avec le chinois. Il est terrible, il veut absolument passer par la cascade plutôt que par le chemin qui la longe. Surtout avec Wang junior dans les bras, c'est tellement plus marrant "Yeaaaah regardez moi je suis super forte".
 
C'est comique le dentiste avec le chinois. Bien roots, c'est tellement plus marrant mais là je serais pas prêt à tenter l'expérience de l'authenticité jusqu'au bout.
dentiste.jpg
 
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Par Aurelien en Chine - Publié dans : Voyage
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