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En V.I.E à Shanghai pendant 1 an à partir de mars 2007, je suis aujourd'hui basé sur Suzhou.
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Trip au Tibet

Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /2007 11:35
Mardi 25 septembre : le monastère de Palkhor Chöde bouclé, notre planning prévoit que l'on dorme à Tsetang après un détour par le lac Yamdrok. Un grand détour d'ailleurs, l'itinéraire direct qui relie Gyantse et le Yamdrok lake est fermé pour cause de travaux. La route empruntée est encore une fois complètement bousillé. On ne rencontre personne sur des kilomètres parcourus, mis à part quelques bergers et quelques yaks.
 
Au sommet d'un col, on s'arrête pour contempler le lac Yamdrok avec sa couleur bleue turquoise. Pas le temps de descendre jusqu'à l'eau, le site est de toute façon bien moins majestueux que le lac Namtso. Aucune comparaison !! yamdrok-lake.jpg
 
Il fait déjà nuit lorsque nos jeeps arrivent à Tsetang. En plus de cela, on a encore droit à une tournée des hôtels pour en trouver un de libre. Le guide nous en sort une bien bonne. On se retrouve dans un hôtel d'un assez bon standing mais c'est en fait l'arbre qui cache la forêt. Certes il existe surement des chambres très confortables en ce lieu sauf qu'on nous fait passer par la porte de derrière pour arriver dans un bâtiment qui pour le coup est beaucoup moins éclatant. Loin d'être un souci, nous n'avons de toute façon pas prévu d'être loger comme des princes. Sauf que la douche est reportée à plus tard lorsqu'on voit l'état des lieux.
 
Mercredi 26 septembre : la dernière visite est donc le temple de Samye. A un peu plus d'une heure de Tsetang, le paysage traversé devient désertique avec ses montagnes rocailleuses, ses dunes de sable mais paradoxalement avec sa végétation et sa rivière. Le contraste est sympathique.
 
On arrive à Samye, véritable oasis perdu au milieu des dunes et montagnes désertiques. Bien que totalement isolé, l'endroit est assez vivant.  Devant le temple, plusieurs camionettes tibétaines sont stationnées et les gens y attendent je-ne-sais-quoi. camion-tibetain.jpg
Ce monastère grandiose est constitué par un ensemble complet de grands bâtiments. samye-monastery.jpg
Le palais principal
 
Aux quatre coins du palais principal, on trouve quatre stupas, respectivement rouge, vert, noir et blanc, servant à réprimer tous les démons et à protéger des désastres. monastere-samye.jpg
Voici la stupa verte
 
monastere-samye-03.jpg
Et ici la rouge
 
Autochtones avec leur vêtements traditionnels
 
Une scène amusante se passe juste devant mes yeux : une jeune fille tord cette canette de soda afin d'y percer un trou et ainsi permettre à sa cadette de boire le peu de cola qu'il doit y rester. Kele-tibetaines.jpg
 
maman-et-son-gosse-samye.jpg
 
Voilà venu le temps de rentrer sur Lhassa. lhassa-dernier-jour.jpg
Dernier pèlerinage autour du Jokhang
 
Dernières prosternations sur le Barkhor
 
Et dernière soirée ensemble, on se décide à aller au massage, qui se finit au bar d'à côté avec la masseuse de pic et la mienne.
 
Jeudi 27 septembre : ainsi se termine notre périple sur le toit du monde. Tandis que Clément, Fab et Michael reprennent l'avion jusqu'à Canton, nous autres shanghaïens prenons le train qui relie Lhassa à Shanghai. Ce train, le plus haut du monde, nous fait parcourir la Chine d'ouest en est, sur plus de 4300 km et le tout en 48 heures.
 
Samedi 29 septembre : nous voilà revenu dans la sphère shanghaïenne.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 15:59
Dimanche 23 septembre : on reprend donc la route en sens inverse. Toujours les mêmes lacets, les mêmes montagnes à gravir et toujours à 7 dans la jeep. Au col, on a droit à un magnifique panorama qui était invisible hier pour cause de ciel nuagueux : s'offrent devant nos yeux 5 des 14 monts de plus de 8000m au monde (bien sûr tous dans l'Himalaya). Il y a le mont Everest bien sûr (8850m), le mont Lhotse (8516m), le mont Makalu (8463m), le mont Cho Oyu (8210m) et le mont Shishapangma (8013m). Rien que ça !! Himalaya.jpg
 
 Le chauffeur nous attend là où on l'a laissé et tout le reste de la journée est passée dans nos bonnes vieilles jeeps, il y a une trotte jusque Shigatse. En y arrivant, on est logé à l'hôtel car le guide n'est pas assez génie pour réserver la guesthouse de la dernière fois... Faut pas trop lui demander !
 
Lundi 24 septembre : nous partons en milieu de matinée pour Gyantse. Gyantse est l'une des villes tibétaines les moins soumises à l'influence chinoise. Le temps d'y trouver notre guesthouse, l'après-midi se passe tranquillement jusqu'à ce qu'on se décide à faire l'ascension du fort Gyantse qui domine la ville. fort-gyantse.jpg
 
Au sommet, le panorama sur la ville est magnifique. D'un côté on a la ville "moderne", puis de l'autre c'est un incroyable point de vue sur la vieille ville tibétaine avec le monastère de Palkhor Chöde. 4-gus-au-fort.jpg
 
En redescendant, nous traversons d'ailleurs les ruelles de ce quartier tibétain. Pittoresque est vraiment le mot qui convient, il me semble reculer de plusieurs siècles dans le temps.
 
De retour à la "modernité", on tombe sur un marché dans le renfoncement d'un bâtiment. Et l'endroit est tout aussi pittoresque, je dois dire que j'en ai vu des marchés pas très catholiques en Chine mais celui-là fait incontestablement partie de mon best-of.
 
Mardi 25 septembre : programme du matin, visite du monastère de Palkhor Chöde. chariotte-gyantse.jpg
En route pour le monastère
  petite-fille-gyantse.jpg
Jeune tibétaine
 
La vue du monastère en haut du fort était exceptionelle, réciproquement maintenant que nous sommes au monastère, le fort nous fait grâce de sa présence. vue-du-fort.jpg
 
moi-vue-fort-gyantse.jpg
Moi dans le monastère avec le fort Gyantse dans le fond

a-l-interieur-du-monastere-gyantse.jpg
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /2007 20:52
Vendredi 21 septembre : après la visite du monastère de Tashilumpo, on s'engouffre un peu plus vers le massif himalayen au sud-ouest. Le trajet est assez long pour rejoindre notre prochaine étape, Tingri. bad-boy-tibetain.jpg
Une après-midi en voiture, et ce n'est qu'en début de soirée que Tingri se dessine. Première impression : le site s'apparente à une ville fantôme avec son unique rue, pratiquement déserte, au milieu du massif montagneux. tingri.jpg
Nous ne sommes pas seuls au monde... quelques autres voyageurs et autochtones
 
Alors en fin de compte, la seule distraction dans cette "ville" est notre chasse à la souris dans la chambre.
 
Samedi 22 septembre : encore un levé bien matinal. Il faut dire que la destination du jour est le camp de base de l'Everest et on tient particulièrement à y arriver de bonne heure sachant qu'il n'est pas encore assuré qu'on y reste dormir. L'expérience de la nuit passée au Namtso (4700m) est encore dans nos mémoires et bien qu'on soit maintenant bien accomodé à la haute altitude, le camp de base est tout de même à 5200m. On avisera sur place...
 
A l'approche de la réserve de l'Everest, se trouve un check-point. Les autorités chinoises vérifient permis et pièces d'identité. Ne peut pas voyager au Tibet qui le veut... Nos permis sont en règle, tout n'est qu'une question de 5-10 minutes. Et bien non, l'un des deux chauffeurs (qui sont tibétains) a apparement oublié ses papiers d'identité. On fait le pied de grue pendant que toutes les autres jeeps nous passent sous le nez et que les trois tibétains tentent de négocier le passage. Ca a au moins l'avantage que l'on puisse admirer un ciel magnifiquement étoilé comme je n'ai jamais vu, des étoiles par centaines. La sentence tombe enfin un peu moins d'une heure plus tard : notre malheureux chauffeur reste à Tingri tandis que nous nous entassons à 7 dans la jeep. 3 devant, 3 derrière et le guide dans le coffre, peinard piquant un roupillon avec nos sacs de voyage pour couchage. Le parcours est un véritable festival de virages et de lacets à flanc de montagne. La matinée maintenant bien entamée, le toit du monde, commence à se faire percevoir. arrivee-everest.jpg
Première pose devant le majestueux mont Everest, 8850m
 
Une dizaine de minutes plus tard, nous voici au campement, seul abri disponible dans ce coin isolé. Le campement est constitué d'une trentaine de tentes amménagées. campement-everest.jpg
Le campement pour voyageurs avec l'Everest en toile de fond
 
Trop impatient, nous partons à la conquête du plus haut sommet du monde sans plus attendre. Le campement se situe en réalité à quelques 3-4 kilomètres du camp de base de l'Everest. C'est le point de départ pour toute expédition ; il est d'ailleurs interdit d'aller au-delà du "base camp" sans faire partie d'une expédition.
 
On se met donc en route pour approcher au plus près du Qomolangma (nom tibétain pour l'Everest). Je suis bien étonné de l'état de forme que nous affichons : 5200m et tout pimpant !! Dans ce cas, le choix est fait d'y aller à pied plutôt que de prendre une charette tirée par un cheval qui vous emmène à destination. Mis à part les quelques voyageurs présents sur le site, les premières rencontres sont les yaks et ensuite vient une petite tibétaine sortant d'une simple tente indienne à l'écart du campement. Quant à savoir si cette jeune fille vit vraiment dans cet habitat de fortune, la question reste posée. Toujours est-il qu'elle reste là à nous regarder pendant plusieurs minutes avant de s'enfuir. fille-everest.jpg
 
En chemin, deux itinéraires s'offrent à nous : moi et Michael, dans une forme olympienne, nous nous attaquons aux collines tandis que les 3 flemmards préfèrent quelque chose d'un peu plus plat.
 
Michael, trop fatigué pour continuer, m'abandonne à son tour et c'est tout seul que je suis sur ma colline à contempler le panorama. moi-et-l-everest.jpg
 
De retour au campement, j'y retrouve mes quatre camarades qui ont élu domicile dans la tente, bien installés avec le réchaud en guise de chauffage. Finalement personne ne se trouve malade malgré les 5200m d'altitude et donc la décision est prise de dormir sur place. Enfin si, quelques-uns sont un peu mal dans la soirée : la tenancière de notre tente relance le réchaud en y ajoutant une sorte d'écorce d'arbre. Sauf que bien evidemment le système n'est pas complètement étanche et ça nous en enfume quelques-uns... déjà qu'il ne doit pas y avoir tant d'oxygène à cette altitude. C'est donc pour une nuit sans chauffage qui s'annonce au pied du Qomolanga et c'est notre tenancière, aux petits oignons avec nous, qui nous couche. Il ne manque que la berceuse !
 
Dimanche 23 septembre : Pic et moi avons décidé hier de nous lever avant l'aurore afin d'admirer le mont Everest au soleil levant. Mais ce matin, hors de question d'y retourner à pied, la course se fait en charette. dans-les-vapes.jpg
Dans les vappes...
 
Le spectacle est toujours aussi magnifique. On n'y reste néanmoins pas trop longtemps car le départ est pour bientôt mais aussi parce qu'à cette heure de la journée, on se les gèle terriblement. levee-soleil-sur-l-everest.jpg  
pata-hotel.jpg La gérante de notre tente
 
Avant de définitivement quitter cet endroit, nous nous arrêtons au monastère de Rongbuk, plus haut monastère au monde, et qui se trouve à quelques kilomètres de là. rongbuk-monastery.jpg
 Dans une des cours du monastère, surplombé par les drapeaux de prière, avec vue sur les monts
  
pelerin-rongbuk-monastery.jpg
Une pèlerine se dirigeant vers le Rongbuk
 
Ainsi se termine l'un des grands moments forts du voyage.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /2007 07:25
Jeudi 20 septembre : nous voilà donc partis vers le sud-ouest pour une longue route jusque Shigatse. On fait de nouveau une halte au mini campement de la veille sauf que pour tout accueil, plus de joueurs de billards mais plutôt une armada de tibétaines qui essayent de nous refourguer leurs bijoux en plastoc.
 
Un peu plus loin, il est prévu qu'on aille se baigner dans les sources d'eau chaude de Yangpachen. L'endroit est tout de même loin de ce qu'on s'imaginait. Point de bassins naturels avec vue splendide sur les sommets enneigés, mais plutôt 2-3 gros bâtiments ressemblants à un complexe pétrochimique. Et là, notre source d'eau chaude naturelle se transforme plutôt en deux piscines amménagées (une intérieure, une extérieure) dans lesquelles arrive la source...
 
Toute la journée, on circule à travers les vallées où on y croise ponctuellement des regroupements de quelques habitations de pierre. Et d'ailleurs le guide a la splendide idée de nous y arrêter pour le déjeuner. Le patelin est composé de 4-5 baraquements perdus au milieu de la vallée et un de ces abris de pierre est le "Zhu mu white snow reste rant". Une seule pièce, trois banquettes, deux tables en bois et quelques bouilloires en guise de cuisine. resto-tibetain.jpg
 Et pour la vaisselle ? Pas de problème, c'est les minots qui s'en chargent à l'extérieur
 
Dans l'après-midi, le parcours sort des sentiers battus et on enchaîne les virages à épingles sur le versant des montagnes.
La première jeep lutte pour s'extirper de là. Faut faire comme notre deuxième jeep : foncer...
 
A l'approche de Shigatse, le paysage devient plus désertique et on atteint la deuxième ville du Tibet vers la fin d'aprem.
Heureux de pouvoir passer la nuit à une altitude plus confortable (3900m) et de découvrir une douche chaude, certes collective, dans notre guesthouse. Un bon lessivage et on dort tous comme des bébés.
 
Vendredi 21 septembre : ce matin est consacré à la visite du monastère de Tashilumpo qui était la cité monastique du Panchen Lama, deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme. L'édifice est somptueux, composé de différents temples couronnés par des toits d'or. monastere-shigatse.jpg
5-et-les-2-moines.jpg
 Avec 2 moines, dont l'un camoufle son portable... surement pour l'authenticité de la photo
 
De nombreux pèlerins viennent y prier avec leur sachet rempli de beurre de yak. Le rituel étant de déposer un peu de ce beurre rance à l'odeur si iparticulière dans les lampes à beurre de yak qui se rencontrent à l'intérieur des temples.
Une pèlerine avec son enfant dans le dos et son beurre de yak
 
tourniquet.jpg   moi-au-monastere-shigatse.jpg
 
Sur les coups de midi, notre premier passage à Shigatse se termine, direction maintenant Tingri.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /2007 08:41
Mercredi 19 septembre : après donc ce petit détour par le Barkhor, on a rendez-vous avec notre guide et nos chauffeurs. A bord de nos deux Land Cruiser, c'est donc parti pour notre trip en dehors de Lhassa. map-tibet.jpg
 Carte du Tibet
 
Etape de la journée : le lac Namtso, à quelques heures de route au nord de Lhassa (voir carte). Premier arrêt, nous nous trouvons au milieu de nulle part avec les premières montagnes enneigées qui nous entourent. Et à cet endroit se trouve un semblant de civilisation, autres que les habituels yaks, avec quelques tentes et par ailleurs un pauvre billard où quelques tibétains s'y amusent comme des petits fous. Et il ne faut pas nous le demander deux fois quand ils nous proposent de participer à la fête. pool-copie-1.jpg
 
On poursuit ensuite notre chemin en montant doucement mais surement et toujours en évitant (de justesse parfois) les yaks ou autres chèvres qui se mettent au travers de la route. yak.jpg
 
Ca grimpe jusqu'à atteindre un col qui sera le record du jour : 5190m. On ne tient cependant pas particulièrement à s'y attarder. On commençait à peine à s'acccomoder de l'altitude de Lhassa que l'on se retrouve 1500m plus haut. Il fait assez frisquet, les efforts sont de plus en plus laborieux et une tempête de neige survient. Le temps d'une photo pour immortaliser le moment qu'on est déjà remonté dans les jeeps afin de descendre vers le Namtso. Le lac Namtso est un peu plus bas, à un peu plus de 4700m. Arrivé au lac salé le plus haut du monde, j'ai la petite forme et le mal de crâne pointe le bout de son nez. Il faut dire qu'attaquer le Namtso dès le troisième jour, c'est un peu hard. En effet, afin de minimiser le risque d'apparition du mal des montagnes, il est préconisé un gain de 300 - 400 mètres par jour au-delà de 3 000 mètres avec une journée de repos à chaque 1 000 mètres de gain...
 
Le campement est à quelques dizaines de mètres du lac et nous sommes perdus au milieu du plateau tibétain avec les montagnes à 7000m qui nous entourent. camp-namtso.jpg
 
Ici, pas d'eau courante, l'électricité à partir de 21h grâce à un groupe électrogène, des toilettes comme on en a rarement vu, le campement est constitué de quelques tentes et yourtes dans une desquelles on dormira cette nuit : 5 lits, une table en bois et une ampoule... de vrais montagnards.
 
interieur-yourte.jpg
A l'intérieur de notre yourte
 
Arrivé aux abords du lac, l'eau est de couleur bleu turquoise et le panorama des 7000 enneigés est magnifique.
Pic, moi, Michael et Clément devant le Namtso lake
 
Lac-namtso-03.jpg
Moi de dos admirant le lac
 
Lac-namtso-02.jpg
 
Ce qui est moins magnifique, c'est l'état dans lequel je suis. Tandis que Pic, Fab et Clément continuent leur balade, je décide de ne pas aller plus loin et Michael en fait de même. On se pose devant le lac et y reste allongé une bonne heure en plein soleil. De retour à la yourte, les trois autres gus sont déjà rentrés et il ne me faut pas plus de 5 minutes filer directement au plumard. Le dîner se passe sans moi, aucune envie de bouger et encore moins de manger quoique ce soit. Finalement, la nuit s'annonce plus que longue et pas que pour moi. Je ne dors quasiment pas (voire pas du tout) tant mon mal de tête persiste. Et entre le barouf du groupe électrogène, le froid et les hurlements des chiens, on a tous passé une nuit plus ou moins agitée.
 
Jeudi 20 septembre : au réveil, Pic, Clément et Michael se montent la colline afin de prendre quelques clichés au lever du jour. inscription-tibetaine.jpg
Pour ma part, malgré un état s'améliorant, je me contente d'apprécier l'aurore au niveau du campement.
On repart avec les jeeps assez tôt car la route est longue pour arriver jusque Shigatse le soir.
Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /2007 19:43
Lundi 17 septembre : levé aux aurores afin de prendre l'avion pour Lhassa, capitale du Tibet. Avant notre atterrissage, on a tout de même une petite appréhension pour notre acclimatation à ces altitudes. Le mal aigu des montagnes constitue la grande inconnue dans ce genre de voyage en haute montagne, les symptômes sont maux de tête, nausées, palpitations, vertiges, grande fatigue dont la cause principale est le manque d'oxgène. Symptômes qu'il faut prendre au sérieux lorsqu'on s'approche des 5000m (ce qui sera notre cas) car cela peut dégénérer en une forme plus sévère et entraîner un oedème. Nous en sommes pas là...
 
On arrive donc à une altitude de 3650m. Les premières impressions sont plutôt bonnes sauf pour Pic qui a un mal de tête dans les toutes premières heures. Bien sûr chaque effort se paye cash et la montée de l'escalier pour aller au bureau de l'agence qui organise notre périple est une véritable épreuve tant on vient de se prendre 3000m dans la vue en une seule matinée. Le manque d'oxygène se fait sentir. Et l'agence, qui est une donnée nécessaire pour cette destination (obtention de permis spéciaux, itinéraire à prévoir, interdiction de sortir de Lhassa sans guide...), ne nous fait pas de cadeaux : je me retrouve même à poireauter une heure à la banque avec Clément pour changer 2 malheureux billets de 50 dollars que l'agence ne veut pas prendre sous pretexte qu'ils ne sont pas neuf... Incroyable !!
 
Bref après nos quelques misères, on finit enfin par rejoindre notre guesthouse. Guesthouse qui se trouve dans la partie tibétaine de la ville. En effet, Lhassa comprend deux parties : la ville chinoise avec sa ribambelle de boutiques de vêtements, d'hôtels, de banques au standard chinois, et la ville tibétaine.
 
La partie tibétaine semble se concentrer autour du temple sacré du Jokhang, à deux pas de notre logement. Le Jokhang a été édifié au VIIe siècle par le roi Song Tsengampo, qui a contribué à la diffusion du bouddhisme au Tibet. Edifice le plus sacré du Tibet, des centaines de pélerins viennent s'y prosterner chaque jour. moi-devant-le-jokhang.jpg
 Moi devant le temple Jokhang
 
moines.jpg Moines venant se prosterner devant le Jokhang
 
Le Barkhor, chemin de pélerinage qui fait le tour du Jokhang, est une voie sacrée qui doit être empruntée dans le sens des aiguilles d'une montre. Un bazar s'y est établi tout au long du parcours avec des étals et de nombreux marchands ambulants qui vendent des produits typiques. Barkhor.jpg
Toujours plus de fidèles, c'est une véritable procession de pélerins avec leurs habits traditionnels et leur moulin à prières dans la main qui tournent autour du Jokhang. pelerins.jpg

papi-tibetain.jpg

La dévotion s'exprime par des prosternations, des offrandes de nourriture ou de lampes à beurre de yak, la récitation de prières ou de mantras (série de syllabes sacrées), la lecture de sutras (textes du canon bouddhique). prosternation.jpg
Beaucoup utilisent aussi le moulin à prières qui renferme des papiers comportant des prières. En maintenant la roue en rotation autour de son manche, les tibétains accumulent des prières. Tibetaines.jpg
petites-se-prosternant.jpg
La récitation de prières peut aussi s'effectuer par le biais de drapeaux de prière. Des mantras sont imprimés sur des carrés de tissus avec lesquels on forme des guirlandes que l'on peut voir un peu partout : les tibétains attachent ces guirlandes au somment des maisons, des monastères, des cols de montagnes... afin que le vent les diffuse. Ces carrés de tissus peuvent être blancs, rouges, bleus, verts ou jaunes, les 5 couleurs de l'arc-en-ciel correspondant aux 5 éléments (eau, terre, feu, espace, souffle) et aux couleurs des 5 Bouddhas primordiaux de la tradition tantrique.
 
Mardi 18 septembre : une journée entière à Lhassa pour découvrir un peu plus l'endroit mais aussi pour notre acclimatation. La première nuit en altitude n'a pas été extraordinaire et c'est Michael qui se trouve être le moins bien de nous 5. On se rend d'abord au Potala à pied, monument le plus célèbre du Tibet qui se dresse sur un versant de la colline Hongshan. potala-02.jpg
Aujourd'hui transformé en musée, il était autrefois le lieu de résidence principal des dalaï-lama et le siège du gouvernement tibétain jusqu'à l'exil de l'actuel dalaï-lama en Inde en 1959. Le palais blanc servait de résidence au dalaï-lama et abritait le gouvernement. Le palais rouge, composé de plusieurs temples et autres bâtiments religieux, était entièrement dédié à l'étude religieuse et aux prières bouddhistes. 5-devant-le-potala.jpg
 Michael, Fab, moi, Clément et Pic devant le Potala
 
Histoire de se ménager, on se pose pour un bon moment devant le Potala à jouer aux cartes. On retourne ensuite dans l'après-midi dans la partie tibétaine de la ville, au Barkhor et on n'en fait pas beaucoup plus pour la journée. Surtout que demain, une journée un peu plus physique s'annonce : le lac Namtso, lac salé le plus élevé au monde à une altitude de 4700m. Tibetaines-02.jpg
 
Mercredi 19 septembre : petit détour au Barkhor avant notre départ, ce matin de nombreux pélerins se mettent à brûler un tas de choses dans les cheminées du parcours, enfumant complètement les ruelles. L'oxygène devient une denrée rare... avec-l-ane.jpg

Tibétains sur le Barkhor

Par Aurelien en Chine - Publié dans : Trip au Tibet
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